<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Cafe Tao</title>
	<atom:link href="/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.cafetao.fr</link>
	<description>East-West Philo, la philosophie autrement...</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Mar 2010 15:26:49 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>NOTIFICATION CONCERNANT LES ÉCRITS DU FR. Anthony de Mello, SJ</title>
		<link>http://www.cafetao.fr/1274/notification-concernant-les-crits-du-fr-anthony-de-mello-sj</link>
		<comments>http://www.cafetao.fr/1274/notification-concernant-les-crits-du-fr-anthony-de-mello-sj#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 15:01:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Anthony De Mello]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme Zen]]></category>
		<category><![CDATA[Contemplation]]></category>
		<category><![CDATA[Jesuite]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Tao]]></category>
		<category><![CDATA[Vicissitudes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cafetao.fr/?p=1274</guid>
		<description><![CDATA[ Récemment un participant de nos cafés-tao nous a parlé d&#8217;Anthony de Mello, jésuite Indien, décédé en 1987&#8230; Nous avions fait voici peu des articles au sujet de Ramesh Balsekar (1 et 2  ). Ce courant de l&#8217;advaita a été un courant de pensé majeur de l&#8217;indouisme au 19e et 20e siècle, et, comme le bouddhisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/New-Picture2.png"><img class="alignleft size-full wp-image-1275" title="New Picture" src="/wp-content/uploads/New-Picture2.png" alt="" width="145" height="145" /></a> Récemment un participant de nos cafés-tao nous a parlé d&#8217;Anthony de Mello, jésuite Indien, décédé en 1987&#8230; Nous avions fait voici peu des articles au sujet de Ramesh Balsekar (<a href="/952/rencontre-du-3eme-type-avec-l’advaita" target="_self">1</a> et <a href="/1020/ramanuja-et-le-vicishta-advaita-ou-non-dualisme-qualifie" target="_self">2</a>  ). Ce courant de l&#8217;advaita a été un courant de pensé majeur de l&#8217;indouisme au 19e et 20e siècle, et, comme le bouddhisme Zen, semble plaire a nos esprits occidentaux&#8230;  Anthony de Melo apparait étonnamment proche de ce courant&#8230; En tout cas le texte qui suit est éclairant sur sa pensée et plus largement il enrichit le débat hilosophiques sur les questions de Dieu et de la religion&#8230; ce texte est aussi intéressant quand on pense qu&#8217;il a été écrit par un homme qui deviendra pape quelque temps plus tard&nbsp;&#8230;</p>
<p>Ce texte a été traduit pour ce site rapidement, voici un lien sur la <a href="http://www.ewtn.com/library/curia/cdfdemel.htm" target="_blank">version originale anglaise</a>, et un autre lien sur une <a href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/anthony-de-mello-10766.php" target="_blank">courte biographie</a>&nbsp;&#8230;</p>
<div class="pni-navigtion"><a name="pni-top1"></a><ol><li><a href="#1821014688pagenav0">NOTIFICATION CONCERNANT LES ÉCRITS DU FR. Anthony de Mello, SJ
Congrégation pour la Doctrine de la&nbsp;Foi</a></li><li><a href="#1821014688pagenav1">NOTE&nbsp;EXPLICATIVE</a></li><li><a href="#1821014688pagenav2"> NOTES:</a></li></ol></div><div class="pni-content"></p>
<h2><a name="1821014688pagenav0"></a>NOTIFICATION CONCERNANT LES ÉCRITS DU FR. Anthony de Mello, SJ<br />
Congrégation pour la Doctrine de la Foi<a href="#pni-top1" class="toplink">^</a></h2>
<p>Le prêtre Jésuite indien, le Père Anthony de Mello (1931-1987) est bien connue en raison de ses nombreuses publications qui, traduites en plusieurs langues, ont été largement diffusées dans de nombreux pays du monde, bien que la totalité de ces textes n’aient été autorisés par lui pour publication. Ses écrits, qui ont presque toujours pris la forme d&#8217;histoires brèves, contiennent certains éléments essentiels de la sagesse orientale. Ils peuvent être utiles pour parvenir à la maîtrise de soi, en rompant les liens et les sentiments qui nous empêchent d&#8217;être libres, et en abordant avec sérénité les vicissitudes de la vie. C&#8217;est surtout dans ses premiers écrits que le Père de Mello, tout en révélant l&#8217;influence de courants spirituels bouddhistes et taoïstes, est resté dans les lignes de la spiritualité chrétienne. Dans ces livres, il traite des différents types de prières: pétition, intercession et louange, de même que la contemplation des mystères de la vie du Christ, etc.<br />
 <br />
Mais déjà, dans certains passages de ces premières œuvres et à un degré plus grand dans ses dernières publications, on constate un éloignement progressif de l&#8217;essentiel du contenu de la foi chrétienne. Au lieu de la révélation qui est venu en la personne de Jésus-Christ, il substitue une intuition de Dieu sans forme ou image, au point de prendre la parole de Dieu comme un pur vide. Pour voir Dieu, il suffit de regarder directement dans le monde. Rien ne peut être dit à propos de Dieu, la seule connaissance est inconnaissance. Poser la question de son existence est déjà absurde. Cette apophatisme radicale conduit même à nier que la Bible contient des déclarations valables sur Dieu. Les paroles de l&#8217;Ecriture sont des indications qui servent uniquement à amener une personne au silence. Dans d&#8217;autres passages, le jugement sur les textes sacrés religieux, n&#8217;excluant pas la Bible, devient encore plus grave: il est dit que cela empêche les gens de suivre leur propre sens commun et les pousse à devenir obtus et cruel. Les religions, y compris le christianisme, sont l&#8217;un des principaux obstacles à la découverte de la vérité. Cette vérité, toutefois, n&#8217;est jamais définie par l&#8217;auteur dans son contenu précis. Pour lui, penser que le Dieu de sa propre religion est le seul est simplement du fanatisme. «Dieu» est considéré comme une réalité cosmique, vague et omniprésente, la nature personnelle de Dieu est ignoré et en pratique&nbsp;refusé.</p>
<p>Le Père de Mello montre une appréciation de Jésus, dont il se déclare être &#8220;un disciple &#8220;.&#8221; Mais il considère Jésus comme un maître parmi d&#8217;autres. La seule différence avec les autres hommes, c&#8217;est que Jésus est «éveillé» et entièrement libre, alors que d&#8217;autres ne le sont pas. Jésus n&#8217;est pas reconnu comme le Fils de Dieu, mais simplement comme celui qui nous enseigne que tous les hommes sont enfants de Dieu. En outre, les déclarations de l&#8217;auteur sur le destin ultime de l&#8217;homme donnent lieu à perplexité. À un moment, il parle d&#8217;une «dissolution» dans le Dieu impersonnel, comme le sel se dissout dans l&#8217;eau. En diverses occasions, la question du destin après la mort est déclarée comme non pertinente; seulement la vie actuelle devrait être d&#8217;intérêt. En ce qui concerne cette vie, puisque le mal est tout simplement l&#8217;ignorance, il n&#8217;ya pas de règles objectives de la moralité. Bien et mal sont des évaluations simplement mentale imposées sur la&nbsp;réalité.</p>
<p>Conformément à ce qui a été présenté, on peut comprendre comment, selon l&#8217;auteur, toute croyance ou profession de foi que ce soit en Dieu ou en Christ ne peut pas ne pas entraver son accès personnel à la vérité. L&#8217;Église, faisant de la parole de Dieu dans la Sainte Écriture une idole, a fini par éloigner Dieu du temple. Elle a par conséquent perdu le pouvoir d&#8217;enseigner au nom du&nbsp;Christ.</p>
<p>Par la présente Notification, afin de protéger les valeurs des fidèles chrétiens, cette Congrégation déclare que les positions mentionnées ci-dessus sont incompatibles avec la foi catholique et peut causer des dommages&nbsp;graves.</p>
<p>Le Souverain Pontife Jean-Paul II, à l&#8217;Audience accordée au Cardinal Préfet soussigné, a approuvé la présente notification, adoptée à la Session ordinaire de cette Congrégation, et en a ordonné la&nbsp;publication.</p>
<p>A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Juin 24, 1998, en la solennité de la naissance de Jean le&nbsp;Baptiste.</p>
<p>+ Joseph Card. Ratzinger,&nbsp;Préfet</p>
<p>+ Tarcisio Bertone, S.D.B.,<br />
Archevêque émérite de Vercelli<br />&nbsp;Secrétaire</p>
<h2><a name="1821014688pagenav1"></a>NOTE EXPLICATIVE<a href="#pni-top1" class="toplink">^</a></h2>
<p>Les écrits du prêtre indien jésuite, le Père Anthony de Mello (1931-1987) ont circulé largement dans de nombreux pays du monde et parmi les personnes de très différentes milieux. Dans ces œuvres, qui prennent souvent la forme de courtes anecdotes présentées dans un style accessible et faciles à lire, le Père de Mello a rassemblé des éléments de la sagesse orientale qui peut être utile dans la réalisation du contrôle de soi, pour rompre les attaches et les sentiments qui nous empêchent d&#8217;être vraiment libre, pour éviter l&#8217;égoïsme, de passer au milieu des difficultés de la vie avec sérénité, sans nous laisser affectés par le monde qui nous entoure, tout en étant conscient de ses richesses. Il est important d&#8217;indiquer ces éléments positifs qui peuvent être trouvés dans plusieurs écrits de l&#8217;abbé de Mello. En particulier dans les œuvres datant de ses premières années en tant que directeur de retraite, tout en révélant l&#8217;influence de courants spirituels bouddhistes et taoïstes, le Père de Mello est resté à bien des égards dans les limites de la spiritualité chrétienne. Il parle de l&#8217;attente dans le silence et la prière pour la venue de l&#8217;Esprit, pur don du Père (le contact avec Dieu: conférences de retraite, 3-7). Il donne une très bonne présentation de la prière de Jésus et de la prière que Jésus nous enseigne, en prenant le Notre Père, comme sa base (ibid., 42-44). Il parle aussi de la foi, la pénitence et la contemplation des mystères de la vie du Christ selon la méthode de saint Ignace. Dans son ouvrage Sadhana: A Way to God, publié pour la première fois en 1978, Jésus occupe une place centrale, en particulier dans la dernière partie (&#8220;Devotion&#8221;, 99-134). Il parle de la prière d’intercession et de pétition telle qu&#8217;elle est enseignée par Jésus dans l&#8217;Evangile, de la prière de louange et d&#8217;invocation au nom de Jésus. Son livre est dédié à la Bienheureuse Vierge Marie, modèle de la contemplation (ibid.,&nbsp;4-5).</p>
<p>Mais déjà, dans ce travail, il développe sa théorie de la contemplation, comme l’Eveil, ce qui semble ne pas manquer d&#8217;ambiguïté. Déjà au début du livre, le concept de la révélation chrétienne est assimilé à celle de Lao-Tseu, avec une certaine préférence pour ce dernier: «Le silence est la grande révélation, dit Lao-Tseu. Nous sommes habitués à penser Écriture comme la révélation de Dieu. Et c&#8217;est bien ainsi. Je veux maintenant v faire découvrir la révélation que le silence apporte &#8220;(9, cf. ibid., 11). Dans l&#8217;exercice de la conscience de nos sensations corporelles, nous communiquons déjà avec Dieu, une communication expliquée en ces termes: «Beaucoup de mystiques nous disent que, en plus de l&#8217;esprit et du cœur avec lequel nous pouvons habituellement communiquer avec Dieu,  nous sommes, nous tous , doué d&#8217;un esprit mystique et d’un cœur mystique, une faculté qui rend possible pour nous de connaître Dieu directement, de saisir l&#8217;intuition de Lui dans son être même, quoique d&#8217;une manière obscurcie &#8230; &#8221; (ibid., 25). Mais cette intuition, sans images ou forme, est celle d&#8217;un vide: «Mais qu&#8217;est-ce que je contemple en silence quand je regarde Dieu? Une réalité, sans images sans forme. Un vide!&#8221; (ibid., 26). Pour communiquer avec l&#8217;infini, il est nécessaire «de contempler un vide». Et ainsi on arrive à «la conclusion déconcertante apparemment que la contemplation de concentration sur votre respiration ou votre sensations du corps est très profitable dans le sens strict du terme» (ibid., 29-30) .2 Dans ses œuvres ultérieures, il parle de &#8221; réveil », d&#8217;illumination intérieure ou de connaissance:« Comment se réveiller? Comment allons-nous savoir que nous sommes endormis? Les mystiques, quand ils voient ce qui les entoure, découvrent une joie supplémentaire qui coule dans le cœur des choses. D&#8217;une seule voix, ils parler de cette joie et de l&#8217;amour qui coule partout &#8230; Comment réaliser cela? Grâce à la compréhension. En étant libéré des illusions et des idées fausses &#8220;(Walking on Water, 77-78, cf. Call To Love, 97). L’illumination intérieur est la véritable révélation, bien plus importante que celle qui nous parvient à travers l&#8217;Ecriture: &#8220;Un gourou promet a un savant une révélation aux conséquences plus importantes que tout ce qui est contenue dans les Ecritures &#8230; Quand vous avez des connaissances vous les utilisez comme une torche pour éclairer la voie. Lorsque vous êtes éclairés vous devenez un flambeau » (The Prayer of the Frog, I,&nbsp;86-87).</p>
<p>La sainteté n&#8217;est pas un exploit, c&#8217;est une grâce. Une grâce appelés Prise de conscience, d&#8217;une grâce appelés Regard, observation, compréhension. Si vous ne faites qu’allumer la lumière de la conscience et vous observer vous-même et tout autour de vous pendant toute la journée, si vous voulez voir votre reflet dans le miroir de la prise de conscience comme votre visage reflété dans un miroir &#8230; et si vous avez observé cette réflexion sans aucun jugement ni condamnation, vous allez expérimenter toutes sortes de changements merveilleux se déroulant en vous (Call To Love,&nbsp;96).</p>
<p>Dans ces écrits plus tard, le Père de Mello en était progressivement arrivés à des concepts de Dieu, de la révélation, du Christ, du destin final de la personne humaine, etc., qui ne peut être conciliés avec la doctrine de l&#8217;Eglise. Comme beaucoup de ses livres ne prennent pas une forme discursive d&#8217;enseignement, mais sont des collections d&#8217;histoires courtes qui sont souvent très intelligentes, les idées sous-jacentes peuvent facilement passer inaperçues. Il est donc nécessaire d&#8217;appeler l&#8217;attention sur certains aspects de sa pensée qui, sous des formes différentes, apparaissent dans son œuvre prise dans son ensemble. Nous allons utiliser des textes de l&#8217;auteur qui, avec leurs caractéristiques particulières, démontrent clairement la pensée&nbsp;sous-jacente.</p>
<p>À plusieurs reprises, le père de Mello, fait des déclarations au sujet de Dieu qui ignorent sa nature personnelle, si elle n&#8217;est pas explicitement nier, et qui réduisent Dieu à une réalité cosmique vague et omniprésente. Selon l&#8217;auteur, personne ne peut nous aider à trouver Dieu, tout comme personne ne peut aider un poisson dans la mer à trouver l&#8217;océan (cf. Sagesse One Minute, 67; de Eveil, 103). De même, Dieu et chacun d&#8217;entre nous ne sont ni un ni deux, comme le soleil et sa lumière, l&#8217;océan et la vague, ne sont ni un ni deux (cf. Sagesse One Minute, 34). Plus clairement encore le problème d&#8217;une déité personnelle est présentée en ces termes: «Dag Hammarskjöld, ancien Secrétaire général des Nations unies, le présente si joliment:« Dieu ne meurt pas le jour où nous cessons de croire en une divinité personnelle .. . &#8220;(Eveil, 126; la même idée se trouve dans&#8221; La iluminación es la espiritualidad,&#8221; 60). «Si Dieu est amour, alors la distance entre Dieu et vous est la distance exacte entre vous et la prise de conscience de vous-même?&#8221; (One Minute Nonsense,&nbsp;266).</p>
<p>À la suite d&#8217;un apophatisme unilatérale et exagéré qui est la conséquence de la notion précitée de Dieu, critique et ironie fréquentes sont dirigés vers toute tentative de langue de Dieu. La relation entre Dieu et la création est souvent exprimé à l&#8217;image hindoue  du danseur et de la danse: je vois Jésus Christ et Judas, je vois les victimes et les bourreaux, les assassins et le crucifié: une mélodie dans des notes contrastées &#8230; une danse en mouvement à travers différentes degrés&#8230; Enfin, je me tiens devant le Seigneur. Je le vois comme le danseur et tout cela affolant, insensée, exaltant, angoissant, splendide que nous appelons la vie comme sa danse &#8230; (Wellsprings: A Book of Exercices Spirituels, 200-201; The Song of the Bird,&nbsp;16).</p>
<p>Qui ou quoi est Dieu et qui sont des hommes dans cette «danse»? Et encore: «Si tu veux voir Dieu, regarde attentivement à la création. Ne rejette pas; ne réfléchi pas là-dessus. Simplement regarde la&#8221; (The Song of the Bird, 27). Il n&#8217;est pas clair du tout comment la médiation du Christ pour la connaissance du Père rentre dans une telle description. &#8220;Se rendant compte que Dieu n&#8217;a rien à voir avec l&#8217;idée que je forme de Dieu &#8230; Il n&#8217;y a qu&#8217;une seule façon de le connaître: en inconnaissant!&#8221; (Walking on Water, 12, cf. Ibid., 13-14; Eveil, 123; The Prayer of the Frog, I, 268). En ce qui concerne Dieu, donc, on ne peut rien dire: &#8220;L&#8217;athée fait l&#8217;erreur de refuser cela dont on ne peut rien dire &#8230; Et le théiste fait l&#8217;erreur de l&#8217;affirmer&#8221; (One Minute Nonsense, 21, cf. Ibid.,&nbsp;336).</p>
<p>Pas plus que les textes sacrés, la Bible inclus, nous permettent de connaître Dieu ; ils sont tout simplement comme des panneaux de signalisation qui ne disent rien sur la ville où je vais: &#8220;&#8230; Je viens d&#8217;un panneau qui dit« Bombay ». &#8230; Ce signe n&#8217;est pas Bombay! En fait, il ne ressemble même pas à Bombay. Ce n&#8217;est pas une image de Bombay. C&#8217;est un signe. C&#8217;est ce que les Écritures sont, un signe &#8220;(Walking on Water, 13). Poursuivant cette métaphore, on pourrait dire que d&#8217;un panneau de signalisation devient inutile quand je suis arrivé à ma destination, et c&#8217;est ce que le Père de Mello semble dire: «L&#8217;Écriture est la partie excellente, le doigt pointé vers la Lumière. Nous utilisons ses mots pour aller au-delà des conceptions et d&#8217;atteindre le silence &#8220;(Walking on Water, 16). Paradoxalement, la révélation de Dieu n&#8217;est pas exprimée dans ces paroles, mais en silence (cf. également à One Minute Sagesse, 118, 157, 191, etc Eveil, 101). «Dans la Bible le chemin seul nous est indiqué, comme dans les écritures musulmanes, bouddhiques, etc&#8221; (“ La iluminación es la espiritualidad», p.&nbsp;64).</p>
<p>Ainsi, ce qui est proclamé est un Dieu impersonnel qui est au-dessus de toutes les religions, alors que des objections sont soulevées concernant la proclamation chrétienne du Dieu d&#8217;amour, considérée comme incompatible avec la notion de la nécessité de l&#8217;Eglise pour le&nbsp;salut:</p>
<p>Mon ami et moi sommes allés à la foire. LE SALON MONDIAL DES RELIGIONS &#8230; Au stand des Juifs nous ont été données des dépliants disant que Dieu est Toute Compassion et que les Juifs furent son peuple élu. Les Juifs. Aucun autre peuple n’ont été choisis comme le peuple juif. Au stand des Musulmans, nous avons appris que Dieu est Toute Miséricorde et Mohammed est son unique prophète. Le salut vient de l&#8217;écoute de ce seul prophète de Dieu. Au stand chrétien, nous avons découvert que Dieu est Amour et il n&#8217;y a pas de salut hors de l&#8217;Église. Rejoignez l&#8217;Eglise ou risquez la damnation éternelle. En sortant, j&#8217;ai demandé à mon ami: «Que pensez-vous de Dieu? Il m’a répondu: «Il est sectaire, fanatique et cruel ». De retour à la maison, j&#8217;ai dit à Dieu: «Comment faites vous avec ce genre de chose, Seigneur? Ne voyez-vous pas qu&#8217;ils vous ont fait une mauvaise réputation depuis des siècles? Dieu dit: «Je n&#8217;ai pas organisé la Foire. J&#8217;aurais trop honte de la visiter même&#8221;(&#8221; La Foire mondiale des religions »dans The Song of the Bird, 186-187, cf. Ibid., 189-190,&nbsp;195).</p>
<p>L&#8217;enseignement de l&#8217;Eglise sur la volonté universelle de salut de Dieu et sur le salut des non-chrétiens ne sont pas présentés correctement, pas plus que le message chrétien du Dieu Amour: «Dieu est amour. Et il aime et nous récompense pour toujours si nous observons Ses commandements. &#8216;SI, dit le Maître, alors la nouvelle n’est pas si bonne, n’est ce pas? &#8220;(One Minute Nonsense, 198, cf. ibid., 206). Chaque religion établie est un obstacle à la découverte de la vérité. En outre, ce qui est dit sur l&#8217;Écriture est dit aussi sur la religion en général: «Tous les fanatiques voulaient saisir leur Dieu et faire de lui le seul&#8221; ( &#8220;La iluminación es la espiritualidad&#8221; 65, cf. Ibid., 28 , 30). Ce qui importe c&#8217;est la vérité, peu importe qu’elle vienne de Bouddha ou de Mahomet, car «l&#8217;important est de découvrir la vérité là où toutes les vérités se rejoignent, car la vérité est une» (ibid., 65). &#8220;La plupart des gens, hélas, ont assez de religion pour haïr mais pas assez pour aimer» (The Prayer of the Frog, I, 104, cf. Ibid., 33, 94). Lorsque les obstacles qui empêchent de voir la réalité sont énumérées, la religion vient en premier: «D&#8217;abord vos croyances. Si vous expérimentez la vie comme un communiste ou un capitaliste, comme un Musulman ou un Juif, vous le faites de façon diminuée, biaisée; il y a une barrière, une couche épaisse entre la réalité et vous parce que vous ne pouvez plus la voir et la toucher directement » (Appel à l&#8217;Amour, 30-31). &#8220;Si tous les êtres humains étaient équipés d&#8217;un tel cœur les gens de ne se considéreraient plus comme des communistes ou des capitalistes, comme  chrétiens ou musulmans ou bouddhistes. La clarté même de leur pensée leur montrerait que toute pensée, tous les concepts, toutes les croyances sont des lampes plein d’ombres, les signes de leur ignorance» (ibid., 94; cf. aussi One Minute Sagesse, 159, 217, sur les dangers de la religion). Ce qui est affirmé sur la religion, est dit aussi concrètement des Écritures (cf. The Song of the Bird, 186ff; Nonsense One Minute,&nbsp;19).</p>
<p>La filiation divine de Jésus est diluée dans l&#8217;idée de la filiation divine de tous les hommes: &#8220;Ce a quoi Dieu a répondu:« Un jour de fête est saint, parce qu&#8217;il montre que tous les jours de l&#8217;année sont sacrés. Et un sanctuaire est saint, parce qu&#8217;il démontre que toutes les places sont sanctifiées. Ainsi, le Christ est né pour montrer que tous les hommes sont fils de Dieu&#8221;(The Song of the Bird, 189). Le Père de Mello manifeste certainement une adhésion personnelle au Christ, dont il déclare lui-même être un disciple (Wellsprings, 122), en qui il a foi (ibid., 113) et qu’il rencontre personnellement (ibid., 115ss, 124ff). Sa présence est transfigurante (cf. ibid., 92 et suivantes). Mais d&#8217;autres déclarations sont déconcertantes. Jésus est mentionné comme un enseignant parmi tant d&#8217;autres: &#8220;Lao Tseu et Socrate, Bouddha et Jésus, Zarathoustra et Mohammed (One Minute Wisdom, 2). Jésus sur la croix apparaît comme celui qui s&#8217;est affranchi de tout&nbsp;parfaitement:</p>
<p>Je vois le crucifié comme dépouillé de tout: Déchu de sa dignité &#8230; Déchu de sa réputation &#8230; Privé de soutien &#8230; Dépouillé de son Dieu &#8230; Comme je regarde ce corps inanimé je comprends lentement que je suis à la recherche du symbole de la libération suprême et totale. En étant fixé à la croix Jésus devient vivant et libre &#8230; Alors maintenant, je contemple la majesté de l&#8217;homme qui s&#8217;est affranchi de tout ce qui fait de nous des esclaves, détruit notre bonheur &#8230; (Wellsprings,&nbsp;95-97).</p>
<p>Jésus sur la croix est l&#8217;homme libre de tous liens; ainsi il devient le symbole de la libération intérieure de tout ce à quoi nous étions attachés. Mais Jésus n&#8217;est pas quelque chose de plus qu&#8217;un homme qui est libre? Est Jésus mon sauveur ou va-t-il simplement me diriger vers une réalité mystérieuse qui l&#8217;a sauvé? «Vais-je donc jamais entrer en contact, Seigneur, avec la source de laquelle vos mots et votre sagesse jaillit? &#8230; Vais-je jamais trouver les sources de votre courage?&#8221; (Wellsprings, 123). »« La belle chose au sujet de Jésus était qu&#8217;il était si à l’aise avec les pécheurs, car il comprenait qu&#8217;il n&#8217;était pas mieux qu&#8217;ils étaient &#8216;&#8230; La seule différence entre Jésus et les autres était qu&#8217;il était éveillé et les autres ne l’étaient pas &#8220;(Eveil, 30-31), cf. également «La iluminación es la espiritualidad,», 30, 62). La présence du Christ dans l&#8217;Eucharistie n’est qu’un symbole qui renvoie à une réalité plus profonde: sa présence dans la création. «La création tout entière est le corps du Christ, et vous croyez que c&#8217;est seulement dans l&#8217;Eucharistie. L&#8217;Eucharistie indique cette création. Le corps du Christ est partout et pourtant, vous ne remarquez que son symbole qui vous indique ce qui est essentiel, à savoir la vie » La iluminación es la espiritualidad,»,&nbsp;61).</p>
<p>L’être de l&#8217;homme semble destiné à se dissoudre, comme le sel dans l&#8217;eau: «Avant que son dernier grain ne se dissolve, la pincée de sel s&#8217;écria avec étonnement:« Maintenant, je sais qui je suis! &#8220;(The Song of the Bird, 125). D&#8217;autres fois, la question de la vie après la mort est déclarée comme étant sans importance: «Mais y-a-il une vie après la mort ou n’y en a t-il pas? persiste un disciple. &#8220;Y-a-t-il une vie avant la mort? - telle est la question! dit le Maître énigmatiquement &#8220;(One Minute Wisdom, 83, cf. ibid., 26). &#8220;Un signe que vous êtes éveillé, c&#8217;est que vous n’avez rien a battre de ce qui va se passer dans la vie suivante. Vous n&#8217;êtes pas concerné  par ce sujet; vous ne vous inquiétez pas. Vous n&#8217;êtes pas intéressé, point&#8221; (Eveil, 42-43, 150). Peut-être plus clairement encore: &#8220;Pourquoi se soucier de demain? Y a-t-il une vie après la mort? Vais-je survivre après la mort? Pourquoi se soucier de demain? Plongez-vous dans aujourd&#8217;hui» (Eveil, 114). «L&#8217;idée que les gens ont de l&#8217;éternité est stupide. Ils pensent que ça durera toujours parce que c’est hors du temps. La vie éternelle est maintenant, c&#8217;est ici&#8221; (“La iluminación es la espiritualidad»,&nbsp;42).</p>
<p>A différents endroits dans ses livres les institutions de l&#8217;Eglise sont critiquées sans discernement: «Ma vie religieuse a été entièrement pris en charge par des professionnels&#8221; (The Song of the Bird, 63ff). La fonction du symbole ou de la profession de la foi est jugée de manière négative, comme ce qui empêche l&#8217;accès personnel à la vérité et la lumière (et donc, avec des nuances différentes, The Song of the Bird, 36, 46-47, 50ff, 215). «Quand vous n&#8217;avez plus besoin de conserver les mots de la Bible, c&#8217;est alors qu&#8217;il va devenir quelque chose de très beau pour vous, révélant la vie et son message. Le plus triste est que l&#8217;Eglise officielle se consacre à l&#8217;encadrement de l’idole, l&#8217;enfermant, la défendant, la réifiant sans être en mesure d&#8217;examiner ce que cela signifie réellement &#8220;(&#8221; La iluminación es la espiritualidad», 66). Des idées similaires sont présentées dans The Prayer of the Frog, I, 7, 94, 95, 98-99: «Un pécheur public a été excommunié et interdit d&#8217;entrée à l&#8217;église. Il a porté ses malheurs devant Dieu.&#8221; Ils ne veulent pas me laisser entrer , Seigneur, parce que je suis pécheur. &#8220;Pourquoi vous plaignez-vous?» dit Dieu. &#8220;Ils ne veulent pas me laisser entrer non plus!&#8221; » (ibid.,&nbsp;105).</p>
<p>Le mal n&#8217;est rien d&#8217;autre que l&#8217;ignorance, l&#8217;absence de l&#8217;illumination: «Quand Jésus regarde le mal il l&#8217;appelle par son nom et le condamne sans ambiguïté. Seulement, là où je vois la méchanceté, il voit l&#8217;ignorance &#8230;&#8221; Père pardonne-leur, car ils ne savent ce qu&#8217;ils font » [Luc 23:34] (Wellsprings, 215). Certes, ce texte ne reflète pas tout l&#8217;enseignement de Jésus sur le mal du monde et sur le péché ; Jésus a accueilli les pécheurs avec une profonde pitié, mais il ne nie pas leur péché, mais plutôt il les a invités à la conversion. Dans d&#8217;autres passages, nous trouvons des déclarations encore plus radicales: «Rien n&#8217;est bon ou mauvais, mais c’est la pensée qui rend tel&#8221; (One Minute Wisdom, 104). «En fait, il n&#8217;y a pas de bon ou de mauvais dans des personnes ou dans la nature. Il y a seulement un jugement mental imposé à telle ou telle réalité&#8221; (Walking on Water, 99). Il n&#8217;ya aucune raison de se repentir pour les péchés, car la seule chose qui importe, c&#8217;est d&#8217;être éveillé à la conscience de la réalité: «Ne pleurez pas pour vos péchés. Pourquoi pleurer pour les péchés que vous avez commis quand vous dormiez?&#8221; (Eveil, 26, cf. Ibid., 43, 150). La cause du mal est l&#8217;ignorance (One Minute Nonsense, 239). Le péché existe, mais elle est un acte de folie (“La iluminación es la espiritualidad», 63). Le repentir signifie donc revenir à la réalité (cf. ibid., 48). «La repentance est un changement d&#8217;esprit: une vision radicalement différente de la réalité&#8221; (One Minute Nonsense,&nbsp;241).</p>
<p>De toute évidence, il ya un lien interne entre ces différentes positions: si quelqu’un s’interroge sur l’existence d&#8217;un Dieu personnel, cela n&#8217;a pas de sens que Dieu s’adresse à nous avec sa parole. L&#8217;Ecriture Sainte, par conséquent, n&#8217;a pas de valeur définitive. Jésus est un enseignant comme les autres; c’est seulement dans ses premiers ouvrages que Jésus apparaît comme le Fils de Dieu, une affirmation qui aurait peu de sens dans le contexte d&#8217;une telle compréhension de Dieu. Comme conséquence on ne peut pas attribuer de valeur à l&#8217;enseignement de l&#8217;Eglise. Notre survie personnelle après la mort est problématique si Dieu n&#8217;est pas personnel. Ainsi, il devient clair que de telles conceptions de Dieu, du Christ et de l&#8217;homme ne sont pas compatibles avec la foi&nbsp;chrétienne.</p>
<p>Pour cette raison, les responsables de la sauvegarde de la doctrine de la foi ont été obligés d&#8217;illustrer les dangers apparaissant dans les textes écrits par le père Anthony de Mello, ou attribués à lui, et à avertir les fidèles à leur&nbsp;sujet.</p>
<h2><a name="1821014688pagenav2"></a> NOTES:<a href="#pni-top1" class="toplink">^</a></h2>
<p>   1 Not all the works of Father de Mello were authorized for publication by the author himself. Some were published after his death based on his writings, or on notes or recordings of his conferences. In this Explanatory Note, the following editions of his writings are cited: Sadhana: A Way to God (St. Louis, USA: The Institute of Jesuit Sources, 1978); The Song of the Bird (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1982); Wellsprings: A Book of Spiritual Exercises (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1984); One Minute Wisdom (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1985); &#8220;La iluminación es la espiritualidad: Curso completo de autoliberación interior&#8221; in Vida Nueva (1987) pp. 27/1583 - 66/1622; The Prayer of the Frog, 2 vols. (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1989); Awareness (London: Fount Paperbacks, 1990); Contact with God: Retreat Conferences (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1990); Call to Love: Meditations (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1991); Caminhar sobre as águas: Quebre o ídolo (São Paulo, Brazil: Edições Loyola, 1992), engl. trans. Walking on Water (New York: Crossroad, 1998); One Minute Nonsense (Anand, India: Gujarat Sahitya Prakash, 1992).<br />
   2 The Letter of the Congregation for the Doctrine of the Faith on some aspects of Christianmeditation Orationis formas (15 October 1989) seems to make reference to such ideas: &#8220;Still others do not hesitate to place that absolute without image or concepts, which is proper to Buddhist theory, on the same level as the majesty of God revealed in Christ, which towers above finite reality&#8221; (n. 12: AAS 82 [1990], 369). In this regard, it is also appropriate to recall the teachings on inculturation and interreligious dialogue in the Encyclical Letter of John Paul II Redemptoris missio (cf. nn. 52-57: AAS 83 [1991], 299-305).<br />
Vatican Information Service, 22 August 1998</div>
<p>&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;<br />
 <br />
Provided Courtesy of:<br />
Eternal Word Television Network<br />
5817 Old Leeds Road<br />
Irondale, AL 35210<br />&nbsp;<a href="http://www.ewtn.com/">www.ewtn.com</a></p>
<img src="/?ak_action=api_record_view&id=1274&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cafetao.fr/1274/notification-concernant-les-crits-du-fr-anthony-de-mello-sj/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Kawaii au Japon ou la culture de la mignardise</title>
		<link>http://www.cafetao.fr/1261/le-kawaii-au-japon-ou-la-culture-de-la-mignardise</link>
		<comments>http://www.cafetao.fr/1261/le-kawaii-au-japon-ou-la-culture-de-la-mignardise#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 13:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[4e]]></category>
		<category><![CDATA[Charme]]></category>
		<category><![CDATA[Costume Play]]></category>
		<category><![CDATA[Dans La Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Des Couleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Japon à Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Fille]]></category>
		<category><![CDATA[La Mode]]></category>
		<category><![CDATA[Langage Courant]]></category>
		<category><![CDATA[Le Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Maison De La Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Maison De La Culture Du Japon à Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Miniatures]]></category>
		<category><![CDATA[Par]]></category>
		<category><![CDATA[Petit Animal]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Quartiers De Tokyo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cafetao.fr/?p=1261</guid>
		<description><![CDATA[Christine Condorninas,Maitre de conférences à l&#8217;Université de Provence. (Article Maison de la culture du Japon a Paris, 4e trimestre&#160;2004).
C’est avec les années 90 qu&#8217;est est née au Japon une mode juvénile du travestissement (kosu-pure, de l&#8217;anglaise costume play), la mode « kawaii ». Le phénomène apparaît dans le quartier de Harajuku à Tokyo et plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/hellokitty.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-1267" title="hellokitty" src="/wp-content/uploads/hellokitty-221x300.gif" alt="" width="221" height="300" /></a><a href="/wp-content/uploads/hellokitty.gif"></a>Christine Condorninas,Maitre de conférences à l&#8217;Université de Provence. (Article Maison de la culture du Japon a Paris, 4e trimestre&nbsp;2004).</p>
<p>C’est avec les années 90 qu&#8217;est est née au Japon une mode juvénile du travestissement (kosu-pure, de l&#8217;anglaise costume play), la mode « kawaii ». Le phénomène apparaît dans le quartier de Harajuku à Tokyo et plus précisément dans la rue Takeshita qui, durant le week-end, est envahie par une foule de jeunes, principalement féminine, affluant de toute la région. Prêtes à parader, elles sont « figées » dans des personnages de poupées inspirées par les bandes dessinées (manga) ou les dessins animés.<br />
« Kawaii » est un adjectif du langage courant pour désigner un enfant, une jeune fille ou un petit animal attendrissant, au charme juvénile, gracieux et vulnérable. Littéralement il signifie « aimable », et on le traduit en français par «mignon », «charmant», «joli» ou «gentil ». Ce terme, qui s&#8217;emploie souvent pour qualifier de petites choses, des miniatures, est l&#8217;un des plus utilisés par les Japonaises, quel que soit leur âge. Actuellement, ce mot équivaut dans la langue des jeunes japonaises à exprimer leur adhésion à telle ou telle chose qui est du goût des autres membres du groupe. Il est souvent prononcé sur un ton suraigu et en chœur&nbsp;!&#8230;</p>
<p>De marginal, le phénomène de la mode kawaii s&#8217;amplifie à la fin des années 90 pour devenir excessivement visible, notamment dans les quartiers de Tokyo prisés par la jeunesse. L&#8217;objectif «est d&#8217;être habillé et paré avec outrance en jouant sur un ou plusieurs thèmes à la fois. La poupée française avec ses dentelles qui ornait le salon des foyers japonais aisés est, par exemple, aux côtés des mangas et des dessins animés, une des sources d&#8217;inspiration du mouvement&nbsp;kawaii.</p>
<p>Celle mode très ostentatoire, provocante par son esthétique agressive, kitch et grotesque, fait appel à la fois à des couleurs vives et des tons pastel en un mélange «détonnant». Le rouge et le rose, les couleurs qui symbolisent le féminin en particulier la petite fille, y sont largement représentées. Les accessoires y jouent un rôle très important par leur nombre excessif et significatif, car c&#8217;est par le biais du détail que l&#8217;on se distingue tout en affichant son appartenance au groupe adepte d&#8217;un héros imaginaire (kyara-kuta, de l&#8217;anglais character). Le « monde kawaii » est ainsi peuplé d&#8217;être réifiés auxquels les jeunes s&#8217;identifient. Ce sont les nouveaux jouets, sortes d&#8217;amulettes, de la jeunesse nippone qui semble vivre dans un monde irréel el virtuel, avec le téléphone mobile et Internet. Le manga ou les films d&#8217;animation tels que Mon voisin Tottoro ou Princesse Momonoke, de Miyazaki Hayao, sont les contes de fées de cette jeunesse. Leurs univers fantastiques sont un imaginaire érigé en réalité par ces jeunes qui refusent le passage à l&#8217;âge adulte.<a href="/wp-content/uploads/hello_kitty_fitness02.jpg"><img class="alignright" title="hello_kitty_fitness02" src="/wp-content/uploads/hello_kitty_fitness02-186x299.jpg" alt="" width="186" height="299" /></a></p>
<p>Une des figures symboliques de cette mode de la mignardise est la charte blanche au nœud rouge à l&#8217;oreille gauche, « Kitty-chan » (« petite Kitty »), que l&#8217;on connaît en Occident sous le nom de « Hello<a href="/wp-content/uploads/hello_kitty_fitness02.jpg"></a> Kitty ». Les produits a son effigie vont du simple crayon au linge de maison et à l’électronique en passant par la breloque que l&#8217;on attache au cartable, au porte-monnaie ou au téléphone mobile…<br />
La déferlante kawaii est à la fois économique et internationale. La multiplication des « produits kawaii », la floraison de nouvelles mascottes (qui deviennent autant d&#8217;accessoires et de colifichets), soutiennent de belles réussite économiques. Pour la société Sanrio, qui commercialise « Hello Kitty » cette mode est à la source de bénéfices importants à l&#8217;échelle mondiale, cette figure s&#8217;exportant en Asie comme en Occident. Des sites Internet et titre radio kawaii ont également vu le jour.<a href="/wp-content/uploads/hello_kitty_fitness02.jpg"></a></p>
<p>Le succès international des mangas a joué, quant à lui, un rôle fondamental dans la diffusion du phénomène à l&#8217;échelle mondiale. Cette culture influence, par exemple, de plus en plus les jeunes Français, et renforce le sentiment d&#8217;appartenance à une génération sans frontières, au point de les inciter à étudier le japonais pour mieux apprécier cet univers plein de&nbsp;fantaisie…</p>
<img src="/?ak_action=api_record_view&id=1261&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cafetao.fr/1261/le-kawaii-au-japon-ou-la-culture-de-la-mignardise/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La dame du Mahâbhârata</title>
		<link>http://www.cafetao.fr/1255/la-dame-du-mahbhrata</link>
		<comments>http://www.cafetao.fr/1255/la-dame-du-mahbhrata#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 12:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Bible]]></category>
		<category><![CDATA[Bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole Normale SupéRieure]]></category>
		<category><![CDATA[Indie]]></category>
		<category><![CDATA[Lexpress]]></category>
		<category><![CDATA[Mahâbhârata]]></category>
		<category><![CDATA[Mythes]]></category>
		<category><![CDATA[Oiseau Migrateur]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cafetao.fr/?p=1255</guid>
		<description><![CDATA[(article l’express : http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-dame-du-mahabharata_806080.html)
 
Quarante années de travail, 2 000 pages avec commentaire, interprétation et glossaire. Une philosophe, Madeleine Biardeau, s&#8217;est attaquée au plus grand monument littéraire et religieux de l&#8217;Inde, le Mahâbhârata, un poème de 400 000&#160;vers.
En 1943, Madeleine Biardeau est cette jeune fille originaire de Niort montée à Paris pour faire ses études. Inscrite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/9782020285476.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-1259" title="Mahâbhârata" src="/wp-content/uploads/9782020285476-198x300.gif" alt="" width="198" height="300" /></a>(article l’express : <a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-dame-du-mahabharata_806080.html">http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-dame-du-mahabharata_806080.html</a>)<br />
 <br />
Quarante années de travail, 2 000 pages avec commentaire, interprétation et glossaire. Une philosophe, Madeleine Biardeau, s&#8217;est attaquée au plus grand monument littéraire et religieux de l&#8217;Inde, le Mahâbhârata, un poème de 400 000&nbsp;vers.</p>
<p>En 1943, Madeleine Biardeau est cette jeune fille originaire de Niort montée à Paris pour faire ses études. Inscrite à l&#8217;Ecole normale supérieure de Sèvres, elle prépare l&#8217;agrégation de philosophie. L&#8217;Inde est loin. Aussi est-ce par hasard qu&#8217;elle se met au sanskrit: une camarade lui a parlé de la possibilité d&#8217;apprendre une langue riche en spéculations philosophiques. Et de fait, chez Madeleine Biardeau, le goût de l&#8217;Inde n&#8217;est motivé ni par une soif d&#8217;exotisme ni par un mysticisme nébuleux mais par une curiosité intellectuelle doublée d&#8217;une rigueur toute philosophique. C&#8217;est par le biais de la philosophie grammaticale qu&#8217;elle s&#8217;intéressera aux mythes indiens. Dès lors, elle n&#8217;aura de cesse de retourner à la source: «A partir des années 60, j&#8217;ai fait l&#8217;oiseau migrateur entre la France et l&#8217;Inde, je suis allée interroger les pandit, ces maîtres indiens qui sont de véritables bibliothèques&nbsp;ambulantes.»</p>
<p>C&#8217;est en 1968, à l&#8217;Ecole des hautes études, où elle enseigne, qu&#8217;elle approche le Mahâbhârata, cette bible du brahmanisme, la religion mère de l&#8217;Inde. Et comme pour se justifier: «Je voulais intégrer mes cours dans un livre afin qu&#8217;ils ne soient pas complètement perdus pour le public.» La thèse de Madeleine Biardeau: le Mahâbhârata serait une réaction brahmanique contre le bouddhisme. «On situe le texte, explique-t-elle, entre le IVe siècle avant notre ère et le IVe siècle après, ce qui est vague. Alors, j&#8217;ai interprété tous les noms propres et il semblerait que le roi Açoka (IIIe siècle avant J.-C.), qui s&#8217;était converti au bouddhisme, ait été visé. J&#8217;en ai déduit que le Mahâbhârata était une riposte des brahmanes contre l&#8217;essor de la nouvelle religion qui contestait le pouvoir de cette caste de prêtres.» Avant Madeleine Biardeau, il n&#8217;existait pas de traduction du Mahâbhârata. En tout cas, pas de cette ampleur: deux volumes équivalant à quelque 2 000 pages avec commentaire, interprétation et&nbsp;glossaire.</p>
<p>Deux fois La comédie&nbsp;humaine</p>
<p>Et encore, il n&#8217;y a pas tout! Selon la philosophe et indianiste née en 1922, une traduction intégrale eût été «illisible». C&#8217;est un poème de 400 000 vers! Deux fois La comédie humaine. Aussi ce Mahâbhârata version française, «le fruit de quarante années de travail», est-il un condensé des dix-huit livres du monument littéraire et religieux de l&#8217;Inde. «J&#8217;ai quand même voulu garder la structure des dix-huit parties car le chiffre est symbolique: dans les Upanishad, les textes sacrés de l&#8217;Inde ancienne, on mentionne seize officiants plus le couple royal.»<br />
La méthode adoptée ici par Madeleine Biardeau - à qui l&#8217;on doit déjà la préface et les notices du Râmâyana, l&#8217;autre chef-d&#8217;œuvre de la littérature classique indienne, dans la Pléiade - est celle de la traduction-adaptation. Grâce à sa réécriture et à son travail critique, Madeleine Biardeau fait plus que narrer l&#8217;histoire - l&#8217;affrontement des deux clans: les Kaurava et les Pândava -, elle tente de faire saisir l&#8217;enjeu du&nbsp;texte.</p>
<p>Pourtant, de l&#8217;épopée, elle n&#8217;a rien omis: l&#8217;intronisation qui tourne mal et la contestation de l&#8217;héritage de Yudhisthira, l&#8217;aîné des Pândava, par les perfides Kaurava; la fuite des cinq frères Pândava dans la forêt; le mariage de la princesse de Draupadî avec ces derniers; l&#8217;écuyer Krishna qui les sert et qui n&#8217;est autre que l&#8217;avatara, à savoir «descente» du dieu Vishnu sur terre; les interminables jeux de dés; la bataille décisive; et enfin, le rétablissement du dharma, «la loi» ou «l&#8217;ordre cosmique» &#8230; Mais au-delà de l&#8217;action, il y a pour la sanskritiste les mots et leurs sens. Dans la langue, toute une philosophie s&#8217;incarne. Et c&#8217;est aussi bien l&#8217;aventure des héros que celle de la pensée indienne que Madeleine Biardeau nous invite à&nbsp;découvrir.</p>
<img src="/?ak_action=api_record_view&id=1255&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cafetao.fr/1255/la-dame-du-mahbhrata/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hiroshi &#8211; The structure of detachment</title>
		<link>http://www.cafetao.fr/1248/hiroshi-structure-detachment</link>
		<comments>http://www.cafetao.fr/1248/hiroshi-structure-detachment#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 11:27:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[A voir ...]]></category>
		<category><![CDATA[Aesthetic Vision]]></category>
		<category><![CDATA[Cultural Identity]]></category>
		<category><![CDATA[Edo Period]]></category>
		<category><![CDATA[Heidegger]]></category>
		<category><![CDATA[Hermeneutics]]></category>
		<category><![CDATA[Hiroshi]]></category>
		<category><![CDATA[Honolulu University]]></category>
		<category><![CDATA[Japanese Society]]></category>
		<category><![CDATA[Presses Universitaires De France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cafetao.fr/?p=1248</guid>
		<description><![CDATA[(Article Maison de la Culture du Japon a Paris – décembre&#160;2004)
NARA. Hiroshi The structure of detachment – The aesthetic vision of Kuki Shùzô. Honolulu University of Hawaii Press. 2004 -&#160;426p.
- KUKI Shûzô La structure de l’iki, trad. par Camille Loivier, Paris : Presses universitaires de France. 2004. 134p.
Comment saisir l&#8217;iki, ce phénomène si propre au lapon? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/The-Structure-of-Detachment_The-Aesthetic-Vision-of-Kuki-Shuzo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1249" title="The Structure of Detachment_The Aesthetic Vision of Kuki Shuzo" src="/wp-content/uploads/The-Structure-of-Detachment_The-Aesthetic-Vision-of-Kuki-Shuzo-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>(Article Maison de la Culture du Japon a Paris – décembre&nbsp;2004)</p>
<p>NARA. Hiroshi The structure of detachment – The aesthetic vision of Kuki Shùzô. Honolulu University of Hawaii Press. 2004 -&nbsp;426p.</p>
<p>- KUKI Shûzô La structure de l’iki, trad. par Camille Loivier, Paris : Presses universitaires de France. 2004. 134p.<br />
Comment saisir l&#8217;iki, ce phénomène si propre au lapon? C&#8217;est la question sur l&#8217;esthétique a laquelle Kuki Shûzô (1888-1941) a tenté de répondre dans ces ouvrages après de longues études de philosophie en&nbsp;Europe.</p>
<p>A l&#8217;époque où le Japon s&#8217;ouvre à la modernité occidentale, il s&#8217;interroge sur ce qu&#8217;est la culture japonaise. Portant une vision nostalgique sur le monde d&#8217;Edo (1615¬1868), Kuki retrouve le sens de l&#8217;iki dans la relation homme-femme des quartiers de plaisirs, pleins de raffinement et d&#8217;esprit urbain. C&#8217;est par exemple, dans la façon de porter le kimono en dégageant la nuque que se manifeste l&#8217;iki : contrairement à la « brutalité » du décolleté occidentale, le kimono suggère discrètement a l&#8217;autre sexe un passage vers la chair&#8230;<br />
L&#8217;édition anglaise de son ouvrage intitulé « The structure of detachment» comporte trois essais qui expliquent la théorie et donnent un éclairage particulier sur l&#8217;esthétique japonaise, qui s&#8217;inscrit à la fois dans l&#8217;idéalisme de la voie des samouraï et dans l&#8217;irréalisme propre au&nbsp;bouddhisme.</p>
<p style="text-align: center;">&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;&thinsp;&#8212;&thinsp;-</p>
<p>From Amazon.com: Published in 1930, when Japan was struggling to define and assert its national and cultural identity, The Structure of Iki (Iki no kozo) re-introduced the Japanese to a sophisticated tradition of urbane and spirited stylishness (iki) that was forged in the Edo period. Upon his return from Europe, Kuki Shuzo (1888-1941) made use of the new theoretical frameworks based on Western Continental methodology to redefine iki&#8217;s significance in Japanese society and culture. By applying Heidegger&#8217;s hermeneutics to this cultural phenomenon, he attempted to recast traditional understanding in the context of Western aesthetic theory and reestablish the centrality of a purely Japanese sense of&nbsp;&#8220;taste.&#8221;</p>
<p>Because of its impact on the modern Japanese understanding of traditional culture and character, The Structure of Iki has inspired great interest and debate among scholars examining Kuki&#8217;s role in the formation of a national aesthetics in the years prior to World War II. The three critical essays that accompany this new translation of The Structure of Iki look at various aspects of Kuki, his work, and the historical context that influenced his thinking. Hiroshi Nara first traces Kuki&#8217;s interest in a philosophy of life through his exposure to Husserl, Heidegger, and Bergson. In the second essay, J. Thomas Rimer compels readers to reexamine The Structure of Iki as a work in the celebrated tradition of zuihitsu (stream-of-consciousness writings) and takes into account French literary influences on Kuki. The philosopher&#8217;s controversial link with Heidegger is explored by Jon Mark Mikkelsen in the final&nbsp;essay.</p>
<p>About the author<br />
Hiroshi Nara is chair and associate professor of Japanese language and linguistics in the Department of East Asian Languages and Literatures, University of&nbsp;Pittsburgh.</p>
<img src="/?ak_action=api_record_view&id=1248&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cafetao.fr/1248/hiroshi-structure-detachment/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lautréamont au Japon ou Les Chants de Maldoror et la culture d&#8217;après-guerre.</title>
		<link>http://www.cafetao.fr/1242/lautramont-au-japon-ou-les-chants-de-maldoror-la-culture-daprsguerre</link>
		<comments>http://www.cafetao.fr/1242/lautramont-au-japon-ou-les-chants-de-maldoror-la-culture-daprsguerre#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 09:43:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[A voir ...]]></category>
		<category><![CDATA[Art Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Breton]]></category>
		<category><![CDATA[Maison De La Culture Du Japon à Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Maldoror]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Dachy]]></category>
		<category><![CDATA[Passion]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps]]></category>
		<category><![CDATA[Quint]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cafetao.fr/?p=1242</guid>
		<description><![CDATA[Marc Dachy, historien d&#8217;art (article Maison de la Culture du Japon a Paris, printemps&#160;2001).
La première des remarques qui frappent le lecteur français de ce numéro des Cahier Lautréamont est le nombre des traductions des Chants de Maldoror au Japon. Si ce cahier s&#8217;ouvre sur un article au sujet des premières traductions de Lautréamont en 1929, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/49.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1246" title="Cahiers Lautréamont_livraisons_LII_L.III " src="/wp-content/uploads/49.gif" alt="" width="138" height="202" /></a>Marc Dachy, historien d&#8217;art (article Maison de la Culture du Japon a Paris, printemps&nbsp;2001).</p>
<p>La première des remarques qui frappent le lecteur français de ce numéro des Cahier Lautréamont est le nombre des traductions des Chants de Maldoror au Japon. Si ce cahier s&#8217;ouvre sur un article au sujet des premières traductions de Lautréamont en 1929, la bibliographie ne mentionne pas moins de onze éditions partielles ou complètes de Lautréamont, dont l&#8217;une des plus récentes est celle de Hidehiro Tachibana (rédacteur en chef de ce numéro).  On note ensuite trois ouvrages japonais consacrés à Lautréamont et le fait que la plupart des textes parus en France au sujet de Lautréamont ont été traduits en japonais, ceux de Kristeva, Bachelard, Blanchot, Pleynet, ainsi que les essais de Léon Pierre-Quint, Caillois, Breton, Gracq, Jaloux et&nbsp;autres.</p>
<p>Pour qui revient du Japon – l’auteur de ces lignes a passé sept mois à Kyôto l&#8217;an passé - où les chercheurs forment de petits groupes redoutablement érudits quant au sujet sur lesquels ils ont greffé une passion qui s&#8217;exprime, comme dans le cas de ce cahier d&#8217;une tenue exceptionnelle, par des publications soigneusement réfléchies, ce n&#8217;est pas une surprise. L’existence au Japon d&#8217;innombrables cercles de chercheurs d&#8217;une rare compétence sur des moments de notre culture (ou sur d&#8217;autres) fait partie de ses attraits. Dans le cas de Lautréamont, ce cahier démontra en quelque pages que ses admirateurs japonais comptent parmi les plus avertis des lecteurs de Lautréamont. Toinohiko Ohira, à qui l&#8217;on doit un important ci récent essai sur Tristan Tzara (quant il n&#8217;en existe pas encore en France), résume en quelques pages quatre de ses travaux publiés entre 1983 et 1997. Ce sont là pages passionnantes où Lautréamont n&#8217;est plus un nom propre mais bien plus, « Lautréamont », « mouvement même d&#8217;une monstrueuse conscience poétique ». Il pointe que le langage s&#8217;y matérialise en détruisant I’ordre représentatif de la signification. Le sujet n&#8217;est plus le sujet : l&#8217;écriture n&#8217;est plus le dispositif de l&#8217;ordre représentatif mais celui du mouvement ma sériel de la conscience. Quant à la célèbre image du « beau comme la rencontre fortuite d&#8217;un parapluie et d&#8217;une machine à coudre sur une table de dissection ». Ohira y voit justement non pas une métaphore mais un événement, qui se lit comme « expérience pure de lumière ». Le langage de Lautréamont tisse une apparition, et non une apparence .  « L’écriture, disait Burroughs, fait que la chose arrive&nbsp;».</p>
<p>D&#8217;autres essais nous montrent Yukio Mishima lecteur de Lautréamont dans Pain aux raisins (1963), ou Shuji Terayama s&#8217;interrogeant, «Pourquoi l&#8217;annuaire du téléphone de Tokyo est-il plus poétique que les poèmes de Lautréamont? », ou encore analysent le rôle de Lautréamont dans l&#8217;écriture du chef-d&#8217;œuvre Shi-no-shima (L&#8217;Ile de la Mort) de Takehiko Fukunaga. Il est impossible ici de citer les seize contributions à ce remarquable cahier mais le fait qu&#8217;il comporte aussi un essai sur Maldoror observateur de Paris (l&#8217;apparition « funeste » surgissant de dessous terre de l&#8217;omnibus Bastille-Madeleine), une étude sur l&#8217;éclairage au gaz dans le Chant VI, et des liens avec le site web Maldoror (Univ. Paris 3) en dit assez l&#8217;ampleur. Il est une surprise enthousiasmante et aussitôt indispensable aux études de&nbsp;Lautréamont.</p>
<p>Lautréamont au Japon ou les Chants de Maldoror et la culture d&#8217;après-guerre. Paris, A.A.P.P.F.I.D, 2000. In-8° broché, 155 p., quelques&nbsp;illustrations&#8230;</p>
<p>Table des matières :<br />
   Préface, par Hidehiro Tachibana.<br />
   Lautréamont au Japon<br />
       - Mon grand-père Mizuho Aoyagi, premier traducteur des Chants de Maldoror, par Izumiko Aoyagi.<br />
       - Tetsuro Komaï, aquafortiste des Chants de Maldoror, par Hidehiro Tachibana.<br />
       - Des lecteurs imprévus, par Tadayoshi Takizawa.<br />
       - Takehiko Fukunaga et Lautréamont : de Gouffre à L’Ile de la Mort, par Kenji Yamada.<br />
       - Lautréamont dans quelques œuvres littéraires japonaises : Taruho, Mishima et Terayama, par Hiroshi Bamba.<br />
       - Lautréamont et le théâtre « angura » (underground) dans les années 60 et 70 au Japon : le cas de Jûrô Kara, par<br />
            Kiyoko Ishikawa.<br />
       - Deux ducassiens au Japon : Koïchi Toyosaki et Yuko Deguchi, par Kenji Yamada et Hidehiro Tachibana.<br />
   Tendances actuelles de la recherche au Japon<br />
       - Sur l’éclairage au gaz au Chant VI, par Kazuya Tsukiyama.<br />
       - La greffe du discours scientifique dans Les Chants de Maldoror : une expérimentation physiologique de Paul Bert, par Naruhiko Teramoto.<br />
       - Maldoror, observateur de Paris, par Toshiro Goto.<br />
       - Notes sur « car » dans Les Chants de Maldoror, par Misao Harada.<br />
       - Lautréamont à l’épreuve du F.L.E., par Patrick Rebollar.<br />
   Document<br />
       - Tetsuro Komaï et Les Chants de Maldoror, par Mizuho Aoyagi.<br />
   Comptes-rendus<br />
       - Une note sur Lautréamont, par Tadayoshi Takizawa.<br />
       - Langage, conscience, matière chez Lautréamont, par Tomohiko Ohira.<br />
       - Magnétisme et vampirisme dans Les Chants de Maldoror, par Yuki Ichijo.<br />
   Dossiers bibliographiques<br />
       - Premiers lecteurs, premiers traducteurs de Lautréamont au Japon, par Yoshio Maekawa et Kazuya Tsukiyama.<br />
       - Bibliographie sur les études lautréamontiennes au Japon.<br />
       - Bibliographie commentée des études japonaises parues en&nbsp;périodiques.</p>
<img src="/?ak_action=api_record_view&id=1242&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cafetao.fr/1242/lautramont-au-japon-ou-les-chants-de-maldoror-la-culture-daprsguerre/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
